Vers 19h 40, le PC de commandement du Hezbollah, situé dans la banlieue chiite de Beyrouth, avait été atteint de plein fouet et détruit lors d’une attaque de l’aviation israélienne. Hassan Nasrallah, le chef de l’organisation terroriste intégriste, se trouvait sur les lieux au moment de l’attaque. A 19h 56, Al-Manar, la télévision des Fous de Dieu, a confirmé la nouvelle de la "destruction du centre de commandement du Hezbollah", sans parler de Nasrallah. Ce qui est certain, c’est que le centre de commandement du Hezb, "le siège du secrétariat général", dans le vocabulaire d’Al-Manar, a été complètement anéanti. Même dans le cas où Nasrallah s’en serait sorti, la crème de l’état-major du groupe islamiste, qui se trouvait également dans le fortin démoli, aura souffert de nombreuses pertes. Pour les mêmes raisons, il est acquis que la capacité d’organisation et de communication de l’organisation terroriste aura été sensiblement réduite. Le domicile privé du chef islamiste a été rasé par l’aviation de Jérusalem. Les media chiites ont déclaré, à 20h 06, que "Hassan Nasrallah et sa famille étaient sains et saufs et qu’ils se trouvaient en lieu sûr". Dans la situation confuse qui prévaut, la plus grande prudence dans l’interprétation des faits est de mise. L’armée israélienne vient de choisir le nom de la campagne qu’elle a engagée contre le Hezbollah : Chinouï Kivoune, (Changement d’orientation). Le chef d’état-major, Dan Khaloutz, vient de déclarer que les forces armées menaient désormais une guerre totale.