Et la France, insidieusement endolorie par les tumultes suscites par Zidane le "reactionnaire" gregaire (BHL y est alle de sa petite tribune dans le Wall Street Journal en commencant par un "Ecce Homo" ridicule) redecouvre l'Actualite, la vrai, la reelle, celle qui compte et qui faconne demain. Chirac et ses sentinelles pacifistes retournent donc a leur bonne petite besogne pro-syrienne et montre du doigt l'attroce Etat d'Israel. Nos diplomates n'ignorent pas que derriere les exactions du Hezbollah, se cache la figure tutellaire de l'affreux regime syrien, et l'influence tout aussi significative des Mollahs Iraniens. Neanmoins, Israel est encore coupable, puisqu'il est ecrit sur le fontispice du Quai d'Orsay que "salopards tu soutiendras". Un Commandement encore obei et applique a la lettre par notre Etat Major. La reponse du gouvernement Olmert est a mon sens tout a fait justifiee dans la mesure ou l'on a trop tendance a feindre d'oublier en France que l'enlevement de soldats d'un Etat souverain par une entite etatique ou non releve du casus belli. On a aussi trop tendance a croire qu'Israel sort ses griffes pour ne pas sombrer dans l'anonymat et pour ainsi continuer d'exister. Le probleme essentiel reside dans cette pernicieuse dilaectique qui consiste a decouvrir laquelle des deux parties a tire la premiere. Quadrature du cercle trop navrante et qui viendrait ainsi legitimer la position francaise..."Israel a envahi les terres palestiniennes, a declenche les hostilites etc..." De son cote, Bush, de passage en Allemagne, elle aussi percluse dans les reflexions post Coupe du Monde, s'offre le luxe, aux nez et surtout a la barbe de Merkel, d'affirmer qu'Israel a la droit de se defendre et designe sans ambages la dictature syrienne comme etant a l'origine de ses enlevements. Par consequent, a court terme, la reponse israelienne porte en elle deux vertues: la premiere etant la neutralisation du Hezbollah et indirectement celle du Jihad Islamique. La seconde etant plus delicate dans la mesure ou les USA ne peuvent se mouvoir du bourbier irakien, celle d'une intervention en Syrie qui se dessine et qui prend corps au Liban; intervention qui pourrait etre mene par Israel en solo.